Paysage 41 - 80x130 cm - 2007 - vue d'exposition à 1M3

 

« A l'instar du dernier Caillois, Rials collectionne les pierres. Il les scrute, en quête sans doute de la spécularité du monde. Le fragment devient ainsi paysage. Mais c'est, suggère-t-il, qu'il est déjà paysage au sein d'un ordre, comme leibnizien, de totalité. Peut-être aussi souhaite-t-il nous alerter sur la véritable origine et le destin le plus assuré du monde : l'absolu règne du minéral, qui renvoie toute gesticulation humaine à la vanité. »

A.S.

 

Kanab, papier peint, taille variable - 2014 ( détail )

Désert Inversé, 55x90 cm - 2014

 

 

Guohua - Dyptique 55x90 cm - 2015

 

Three suisekis - triptyque 30x20cm - 2013

 

Perspective 18 - diptyque, 57x92cm chaque

 

La Théorie de la Terre Creuse - 2014 - 110x220cm - exemplaire unique

 

« Pourtant, même si [l'homme] néglige ou dédaigne, même s'il ignore la beauté générale ou profonde qui émanait dès l'origine de l'architecture de l'univers et de qui toutes les autres sont issues, il ne peut faire qu'elle ne s'impose à lui par quelque chose de fondamental et d'indestructible qui l'étonne, qui lui fait envie et que résume bien, dans sa brutalité, le terme de minéral. Cette perfection quasi menaçante, car elle repose sur l'absence de vie, sur l'immobilité visible de la mort, transparaît dans les pierres de tant de manières diverses qu'on pourrait énumérer les paris et les styles de l'art humain sans peut-être en découvrir un seul qui n'aurait pas en elles un équivalent. »

Roger Caillois

 

a stationary traveller - Bruxelles - 2014 ( Perspective 3, 2008 - Vague 41, 2009 - Perspective 7, 2013 - 55x90cm )

 

 
 

 

Tipis - 2012 - extrait du film Nessuno

« Les pierres voyagent vers l’amateur, venues d’ailleurs. L’âme de l’amateur voyage dans les pierres, transportée en des lieux inconnus, et finalement dans le plus inconnu des lieux : l’âme elle-même, réfléchissant son singulier destin dans des dessins minéraux, à la fois ignorés et pourtant familiers, étrangement.

De larges tirages photographiques, mais aussi de petits objets mystérieux, des sortes d’objets montés à la façon des arts décoratifs du dix-huitième siècle : pour cette fois “voyageur immobile”, Louis-Cyprien Rials appelle le spectateur méditatif à cheminer lui-même, dans et par la pierre, dans un passé sans fond et dans son âme sans limites. Une pointe d’ironie, peut-être, sourd du contraste entre la minérale vérité et l’artefact des cadrages et des montages : bien loin d’abolir l’efficace premier des circonvolutions rêveuses, elle favorise cet entre-deux proprement humain - celui du cheminement incertain entre l’infini du rêve et la finitude de la chose. »

A.S - a stationary traveller - 2014

 

 

 
 

 

Desert 38 - 2007